Avec des tubes incontournables comme Plus près des étoiles, Capitaine abandonné, Laissez-nous chanter ou encore Calicoba, Gold a marqué toute une génération dans les années 80. Quarante ans plus tard, ses chansons continuent de séduire un public de tous âges. Emmené par Alain Llorca et une nouvelle équipe de musiciens, le groupe s’apprête à célébrer ses 40 ans de scène lors d’un concert au Casino de Paris ce mercredi 21 octobre. Entre souvenirs des années de gloire, transmission de son héritage musical et nouveaux projets, Alain Llorca s’est confié à Culture & Passions sur cette aventure qui se poursuit quatre décennies plus tard.

Culture & Passions : Gold fête ses 40 ans. Quel effet ça vous fait ?
Alain Llorca : Oh mon Dieu, ça fait tout drôle ! On s’aperçoit que les années défilent, passent, trop vite à mon goût. Mais ce qui est rassurant, c’est qu’il y a toujours un public pour écouter nos chansons. On est en train de toucher une quatrième génération et ça, comme je le dis toujours, c’est la cerise sur le gâteau. Après le tourbillon du succès dans les années 80, on aurait jamais imaginé faire des concerts quarante ans après. C’est fabuleux.
Vous avez rejoint Gold à l’été 1983. Avez-vous encore des souvenirs de votre arrivée dans le groupe ?
Ah oui, bien sûr. Je me souviens que mon premier live avec le groupe, c’était du côté de Nantes. C’était une grande aventure qui commençait. J’étais loin de me douter qu’un an après, on allait enregistrer notre titre Plus près des étoiles qui est devenu l’un de nos plus gros tubes. Cependant, l’aventure n’a pas démarré sur les chapeaux de roues car on a mis un moment à convaincre la maison de disques (Warner Music) de sortir ce titre puisqu’ils nous disaient que c’était une bonne face B. A l’époque, c’étaient les 45 tours. Il a fallu un an pour les convaincre quand même.
Quels sont vos beaux souvenirs de ces 40 ans au sein de Gold ?
Les plus beaux souvenirs, c’est le tourbillon des tournées, de 1985 à 1989. On enregistrait des nouvelles chansons, on était en tournée, on faisait de la promotion média (tv, presse, radio). On ne touchait pas terre. C’était un peu compliqué physiquement mais nous étions jeunes. Nous avions une trentaine d’années. L’un de mes plus souvenirs aussi, c’est notre Olympia en octobre 1986. On était sold out pendant trois jours. En tant que petits toulousains à l’époque, c’était impressionnant de faire l’Olympia. On savait qu’on était attendus au tournant.
Ensuite, j’ai aussi des souvenirs de studio et de séances d’enregistrement où, dès qu’on tenait quelque chose de fabuleux, que ce soit une mélodie, un arrangement ou une harmonie vocale, ça devenait magique. Ce sont des souvenirs extraordinaires.
Le groupe comporte des tubes comme Plus près des étoiles, Capitaine abandonné, Laissez-nous chanter ou encore Calicoba. Comment expliquez-vous que ces chansons marquent encore les esprits, 40 ans après ?
On ne se l’explique pas, c’est toute la magie des choses. Jamais on aurait imaginé que, 40 ans après, on remplirait des salles avec ces succès-là. Quand on commence à chanter Capitaine abandonné, ça rentre dans la tête toute la journée. Il y a un autre facteur, c’est le sens de la mélodie et du refrain. A l’époque, dans les années 80, il fallait vraiment trouver un refrain qui tuait, qui était imparable, et on a eu la chance d’en faire plusieurs. Il y a aussi le fait qu’on avait quand même des textes qui avaient du fond, où on racontait quand même des sujets sérieux et graves. On avait également un attachement particulier aux claviers, aux harmonies de voix. Tout ça, ça faisait le son Gold.
A quoi peut-on s’attendre pour le concert au Casino de Paris ?
Il y aura évidemment tous les tubes. On s’est donné une règle d’or, c’est de respecter vraiment l’état d’esprit des chansons. J’ai eu la chance de rencontrer une équipe de musiciens formidables pour monter le groupe et je leur ai dit : « Les gars, si on va plus loin dans le projet et dans l’aventure, il faut vraiment que ça sonne Gold parce que sinon, ça n’a aucun intérêt. » On peut donc s’attendre à avoir les versions les plus fidèles possibles.
Ensuite, il y aura quelques morceaux d’albums. On a choisi les plus scéniques, chose que l’on faisait lors des tournées dans les années 80. Il y aura aussi des invités de marque. Je ne peux pas vous les dévoiler mais en tout cas, ça va être un bon moment.
Avez-vous une tournée de prévue ?
Une tournée dans le sens propre du terme, non. Mais on a beaucoup de dates qui arrivent pour l’été 2027 avec des festivals. On s’emploie aussi à préparer un nouvel album pour le courant de l’année 2027. Il y aura les tubes de Gold mais enregistrés en live. Il y aura également quelques nouveautés. Ca vaut le coup d’essayer de faire de la nouveauté.
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