Auteur-compositeur, producteur et artiste visuel américain, Lawrence Rothman poursuit depuis plus de vingt ans un parcours singulier à la croisée du folk, du rock, de l’Americana, du punk et de la pop expérimentale. Avec Here Lies Love / Sawdust to Stardust, l’artiste livre une œuvre personnelle, pensée comme le dernier volet d’une trilogie entamée en 2021.

Avec Here Lies Love / Sawdust to Stardust qui succède à Good Morning, America (2021) et The Plow That Broke the Plains (2024), Lawrence Rothman complète une trilogie conçue comme les différentes étapes d’un même projet artistique. Né pendant la pandémie, ce nouvel album l’a notamment ramené vers ses racines de Nashville, avec une collaboration avec Lucinda Williams. Écrit et enregistré entre Biarritz, en France, et Nashville, dans le Tennessee, le disque a été entièrement produit et mixé par l’artiste lui-même.
Son titre, composé de deux parties, donne une première indication sur son intention. « C’est un album en deux titres. Here Lies Love, c’est le côté A. C’est toutes les choses que vous aimez dans la vie. Votre créativité, votre travail, votre famille, votre amant. Sawdust to Stardust, c’est le côté B. C’est lorsque vous faites le bilan de tout ça », a-t-il expliqué lors de notre rencontre à Paris.
À travers les chansons, Lawrence Rothman entreprend ainsi de revisiter son histoire personnelle et son cheminement musical. Addiction, rétablissement, deuil, identité, anxiété, amours perdues et résilience créative traversent cet album introspectif. « Dans cet album, je voulais retracer mon passé et ce qui m’a formé en tant qu’artiste que je suis. Je raconte toutes les histoires que j’ai vécues, y compris dans l’histoire de la musique que j’exerce depuis vingt ans maintenant », confie-t-il.
Une œuvre intime qui trouve son public
Pour donner vie à ce projet, Lawrence Rothman s’est entouré de plusieurs artistes féminines dont la suédoise Sarah Klang sur A Fire Test et les américaines Amanda Shires et Delaney Ramsdell sur Karmakaze et Demons. Une manière de faire dialoguer différentes sensibilités musicales autour d’un disque qui se présente à la fois comme un retour sur le passé et une célébration de la capacité à avancer.
Cette sincérité semble avoir trouvé un écho auprès des auditeurs. L’artiste reconnaît pourtant que livrer une œuvre aussi personnelle n’est pas toujours évident. « Très bien. Vous savez, quand vous exprimez quelque chose du plus profond de vous-même, c’est difficile de les extérioriser. Quand j’ai fait cet album, je ne m’intéressais pas vraiment à ce que les gens pensent. Et heureusement, beaucoup de gens se sont retrouvés dans les chansons », témoigne-t-il.
Un rendez-vous parisien au printemps
Après la sortie de l’album, Lawrence Rothman prévoit de retrouver la scène à l’occasion de plusieurs concerts en Europe. Londres, Amsterdam, Stockholm, Dublin et Rome figurent notamment parmi les villes annoncées. Paris sera également au programme : « Je vais jouer à Londres, Amsterdam, Stockholm, Dublin et Rome. Je ferai aussi un concert à Paris le 5 mars prochain », indique-t-il.
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