Artiste auteur, compositeur et interprète belge, Allan Védé se prédestinait à devenir footballeur. Mais un accident l’a contraint à abandonner ce rêve pour en toucher un autre : celui d’être chanteur. Grâce à un synthé et une guitare trouvée dans un coin de sa maison, le jeune artiste a fini par trouver sa vocation. Une vocation qu’il a concrétisée avec la sortie de son premier projet Humanoïdes sorti en 2022. Fort de cette expérience, le chanteur revient avec un nouvel EP intitulé Sayonara qu’il a présenté au public lors de ses deux shows exceptionnels au Supersonic Records de Paris le 27 mars dernier ainsi qu’à l’Ancienne Belgique le 18 avril. Il en parle dans cette interview à Culture & Passions.

Culture & Passions : Ton nouvel EP s’intitule Sayonara qui signifie « adieu » en japonais. Que t’inspire ce titre ?
Allan Védé : Ça m’inspire plein de belles choses. Pour moi, « Sayonora », c’est l’idée de tourner une page. C’est une transition entre mon premier EP et ce que je fais actuellement. C’est-à-dire une production un peu plus rock, plus live, plus énergique. Pour moi, « Sayonara », c’est le champ des possibles. Je pense que je peux toucher un peu à tout et je suis excité de la suite.
Les chansons parlent beaucoup d’amour. Cela va de la rencontre passionnée et la séparation douloureuse. As-tu vécu des histoires d’amour qui t’ont inspirées l’écriture des chansons ?
Oui, tout à fait. J’ai aussi piqué une histoire d’amour d’un ami pour écrire Sayonara. C’est vrai que dans cet EP, je ne voulais parler que d’amour. Il y a que Saint-Malo qui est le petit écart à ça. Sur C’est quand même fou, il y a ce petit côté passion, coup de foudre… Je suis presque quelqu’un qui tombe vite amoureux, faut que je fasse gaffe (Rires). Mais c’est un sentiment que j’ai ressenti plein de fois. La lune est immense parle de la relation à distance que je mène avec ma copine actuelle qui habite à Bruxelles et moi à Paris donc on fait comme on peut. Puis Sayonara parle de rupture. J’ai un ami à moi qui avait parlé de son histoire et ça avait fait écho à une ancienne relation que j’avais vécue.
L’EP démarre avec le titre C’est quand même fou mais c’est surtout la version avec la chanteuse Vernis Rouge qui déchaîne les passions. Comment vous êtes-vous rencontrés et pourquoi l’as-tu invitée à reprendre ce titre avec toi ?
Aujourd’hui, c’est vrai que j’ai presque du mal à imaginer la chanson sans elle. J’avais sorti ce titre en novembre dernier et en décembre, son manager m’a contacté en me disant que lui et elle adoraient la chanson et que ça vaudrait le coup de réfléchir à une collaboration. Je ne la connaissais pas du tout. Du coup, force de persuasion de leur part, j’ai dit : « Ok, tentons quelque chose ». Puis avec Vernis Rouge, on s’est rencontrés en janvier au studio dans le Marais. Le feeling est tout de suite bien passé. Sa voix collait super bien au morceau. J’ai trouvé que ça apportait une touche plus sexy à la chanson. Elle le fait à merveille. Tout était réuni pour sortir la chanson. On a d’ailleurs tourné un clip à Londres où on s’est vachement connectés. C’était très agréable.
Vernis Rouge faisait d’ailleurs partie des artistes invités lors de ton concert au Supersonic Records le 27 mars dernier. Quelles sont tes impressions sur ce concert ?
Je suis très content, c’est une magnifique salle. Les retours étaient hyper positifs. C’était trop chouette. J’ai vu des gens danser, mettre leur flash… Il y avait aussi de l’émotion. C’est ce que je recherche dans mes concerts. J’en garde un souvenir fabuleux et ça me donne déjà envie de revenir.

As-tu des concerts de prévus ?
J’ai une date à Paris le 22 mai au festival Oberkampf Music Festival. C’est un festival anglo-saxon et je suis le seul artiste francophone à y participer. J’en suis très fier. Ce sera au Nouveau Casino. A part cette date, ça s’annonce plutôt calme au niveau des concerts. J’espère pouvoir faire des festivals en 2026.
Y’a-t-il une salle de concert à laquelle tu rêves de jouer ?
Il y en a plein ! A Paris, au niveau où j’en suis, il me faudrait un peu plus de boulot mais ça va venir. J’aimerais bien faire La Cigale, ce serait énorme. L’Olympia, ce serait un truc de fou. La Maroquinerie me fait rêver aussi. Si je peux faire des salles de 500 personnes un peu partout en France, je serai très heureux.
Y’a-t-il des artistes avec qui tu aimerais collaborer comme tu l’as fait avec Vernis Rouge ou avec le chanteur Antoine Delie au Supersonic Records ?
C’est bien que j’aime bien inviter des artistes à partager la scène avec moi. Mais j’aimerais bien faire un truc avec Benjamin Biolay. C’est quelqu’un que je trouve pointu en termes d’écriture. J’adorerais aussi collaborer avec Gaëtan Roussel de Louise Attaque.
Image en une : Thomas Fatin.
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