Culture & Passions vous emmène à la rencontre de Laetitia Ait-Hamadouche, artiste aux mille facettes rencontrée à Paris près de Saint-Lazare. Danseuse classique et contemporaine devenue comédienne autodidacte, modèle photo et chanteuse, elle rêve aujourd’hui de conquérir l’univers de la voix-off. Entre émotion, énergie et passion, découvrez le parcours inspirant d’une créatrice qui ne se fixe aucune limite.



Culture & Passions : Peux-tu te présenter et parler de ton parcours ?
Laetitia Ait-Hamadouche : Je m’appelle Laetitia, j’ai 33 ans. J’ai commencé en tant que danseuse, j’ai fait de la danse classique et contemporaine. J’étais en école de danse à Rueil-Malmaison. J’étais vraiment focalisée sur la danse, je n’aurais jamais cru faire du cinéma ni du théâtre dans la vie ! (Rires). Avec mon meilleur ami, Jason Mekadji, on s’accompagnait à nos castings, on se soutenait dans mon projets artistiques. Un jour, je l’ai accompagné à un casting de comédien pour France 3. Il voulait passer le casting avec moi et moi, j’étais tétanisée ! Du coup, on est allés au casting pour s’éclater, rigoler. Et finalement, j’ai été prise pour le casting et j’ai adoré. C’était une vraie révélation pour moi. En plus, la danse m’a beaucoup aidée à être à l’aise sur scène et devant une caméra. J’ai découvert la sensibilité d’un personnage, l’empathie… C’est tellement lié à l’humain. Par la suite, je me suis lancée en tant que comédienne. J’ai fait beaucoup de courts-métrages (Paradis artificiel de Zouaoui Chebab, Intuition de Simon Beauchamps, Constantina de Erik Blanc), des moyens-métrages, des figurations aussi. Je n’ai pas fait d’école de cinéma, j’ai appris sur le tas. J’ai quand même fait des stages et participé à des masterclass avec des réalisateurs. J’ai aussi fait partie de l’association 1000 visages qui aide les jeunes de tous milieux à s’initier aux métiers du cinéma. Aujourd’hui, ma perspective, c’est la voix-off. J’aimerais faire du doublage, de la pub, des dessins animés, des documentaires etc.
Quelles études as-tu suivies ?
Après mon bac ST2S (Sciences et technologies de la santé et du social), j’ai suivi trois ans d’études d’éducatrice spécialisée dans le service médico-social. J’aimais beaucoup l’humain. J’ai beaucoup travaillé avec le public autiste. Je me suis occupée de différents types de handicap. C’est un public qui me touche énormément parce qu’ils sont plus dans l’être que dans le paraître.
Tu es également chanteuse et modèle photo. D’où vient cette passion à la fois pour la comédie, la photo et la musique ?
Pour moi, tout est lié. Depuis petite, j’aime chanter, jouer, prendre la pose. Je ne me rendais pas compte que je voulais en faire un métier. La photo par exemple, on croit que ce n’est que de la photo mais c’est comme jouer. Je joue une émotion ou une énergie que le photographe veut en fonction de la tenue. Pour moi, quand je pose, ça reste du jeu. C’est totalement en lien avec le jeu d’acteur. Pour moi, que ce soit le corps, la voix ou la pose en photo, tout est une question d’énergie, de rythme et de musicalité poétique dans le corps, la voix, l’âme… Ce qu’on veut raconter.
Lorsque tu étais gamine, y’avait-il des artistes ou des actrices dont tu aimais te référer ?
Oui, il y en a plein. En tant qu’actrice, je pense à Mélanie Laurent. Je trouve qu’elle a une sensibilité dans son jeu. Elle a pu interpréter différents rôles au cinéma, elle est exceptionnelle. En termes de musique, je suis très variée. J’écoute du classique, du hip-hop, du RnB, du rock ou encore de la salsa. Je n’ai pas de style en particulier. C’est surtout l’œuvre qui me touche.
Tu le disais précédemment, tu as fait beaucoup de courts-métrages. Est-ce que c’étaient des expériences enrichissantes ?
Complètement ! C’est en tournage que j’ai le plus appris. C’est l’endroit où on travaille nos personnages devant une caméra avec une équipe, des réalisateurs, d’autres comédiens, des coiffeurs, des maquilleurs… Pour moi, c’est une richesse incroyable. Je ne peux pas oublier chaque tournage. C’est tellement intense. On se donne tous à fond pour un projet commun qui est le film.
« J’aimerais beaucoup jouer des rôles de psychopathe » (Laetitia Ait-Hamadouche).
Quel est le rôle que tu rêves d’incarner ?
J’aimerais beaucoup jouer des rôles de psychopathes ou le rôle d’une femme très engagée avec une élocution et une personnalité très convaincantes qui défend des beaux messages. Ce sont ces deux types de personnages qui me viennent à l’esprit et que je trouve très intéressants.
En tant que danseuse, quel est le type de spectacle que tu rêves de faire ?
J’aime beaucoup la danse contemporaine. J’aime beaucoup les danses qui viennent de l’âme et qui sont très expressives. Ça dépend vraiment de l’univers qu’on me propose. Je ne suis pas cloisonnée dans un style en particulier.
Quels sont tes projets ?
Je viens d’enregistrer une bande-démo en tant que voix off. J’aimerais beaucoup faire du doublage, des voix de films, des voix-off de documentaires, de publicité. Je prendrais beaucoup de plaisir à faire ça, j’aimerais trop !
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