Autrice-compositrice-interprète, multi-instrumentiste et productrice, Ethel Lindsey cultive depuis le début des années 2000 un univers profondément ancré dans la soul, le funk et l’AOR des années 70-80. Avec Pretty Close, album paru en octobre dernier, l’artiste signe une œuvre de maturité où l’affirmation de soi, les désillusions amoureuses et les souvenirs intimes se mêlent à des arrangements sophistiqués et organiques. Elle en parle dans cette interview à Culture & Passions.

Culture & Passions : Ton album Pretty Close est sorti en octobre dernier. De quoi voulais-tu parler à travers les huit titres de l’album ?
Ethel Lindsey : Je pense que c’est un condensé de mes réflexions sur mes histoires passées. J’ai vécu des choses joyeuses et d’autres, moins joyeuses. C’est un album où je parle d’affirmation de soi, notamment dans les relations amoureuses et celles avec la belle famille. J’ai été fiancée, et les relations que j’ai eu dans les deux familles m’ont inspirée certains sujets. Dans Your Winner, j’évoque cette dynamique de déception, aussi bien la déception amoureuse qu’amicale. C’est un sujet que je n’avais jamais abordé.
Les chansons ont une sonorités très années 70. Que t’inspire cette période d’un point de vue musical ?
Une immense liberté et un vrai choix de diversité culturelle. Beaucoup d’artistes de différents horizons pouvaient se rencontrer et collaborer ensemble. Pour moi, c’est un âge d’or pour tous les arts et pas que la musique.
La pochette de l’album est un hommage au photographe sud-africain Norman Steff et l’album Modern Man de Stanley Clarke sorti en 1978. En quoi cet album t’a particulièrement marqué ?
C’est un album que j’ai eu en cassette audio. C’est mon frère aîné qui me l’a offert. J’ai tout de suite été marquée par la pochette. Il y avait une nonchalance et on avait l’impression que cette nonchalance était très préparée. J’étais étonnée de la qualité visuelle, des couleurs. Cet album était introuvable en disque, mais je me suis vengée avec mon propre album. La pochette est un peu un hommage à moi, petite.
L’album a été travaillé entre autres avec le batteur Thibaut Brandalise et le guitariste Laurent Guillet. Comment s’est passée la collaboration avec eux ?
Ce sont des musiciens qui sont rattachés au groupe Aldorande. Thibaut a été le batteur d’Iggy Pop pendant un petit moment. Laurent travaillait plus avec Louis Chedid. Ça s’est très bien passé entre nous. Thibaut est un grand batteur qui a tout de suite compris ce que je voulais. Quant à Laurent, c’est quelqu’un de très à l’écoute. C’est un plaisir de travailler avec des gens comme ça.
Comment a été reçu l’album depuis sa sortie ?
J’ai été agréablement surprise. L’album a été écouté au Brésil, au Japon… Ça commençait à se manifester en France. Je suis surprise de l’engouement. Je me sens chanceuse qu’on ait compris le propos de l’album, les références etc. Les gens ont été touchés par ma musique et ma démarche.
Quelles sont les chansons de l’album qui ont été les plus appréciées ?
Je pense que Make You Mine a été apprécié notamment par les gens qui sont les plus proches de moi et qui n’ont pas forcément vécu l’agitation de l’album. C’est une chanson qui apparaît à la fin du disque et c’est celle où on m’entend le plus chanter. Ensuite, les titres Together Again et Pretty Close qui est le titre éponyme ont été très appréciés.
As-tu des concerts de prévus pour l’année 2026 ?
Pour l’instant, je n’ai pas encore de dates de prévues. J’espère vraiment rencontrer le public sur scène, ne serait-ce qu’à Paris. Je me verrais bien jouer au New Morning. J’aimerais en tout cas que 2026 soit l’année de tous les possibles.
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