ONDES entre intime et extérieur dans « Sous la surface »

Entre rap chanté, chanson française et pop électro, ONDES s’impose comme une voix singulière de la scène émergente. Avec Sous la surface, un nouvel EP plus mature et pensé pour le live, l’artiste bordelais explore les tensions entre l’intime et le regard extérieur, le superficiel et la sincérité. Révélé par son premier projet L’amer et remarqué sur scène, il confirme ici une écriture sensible et contemporaine, ancrée dans les questionnements de son époque. Rencontre.

La cover de Sous la surface, le nouvel EP d’ONDES disponible depuis le 13 mars 2026. Photo : Laureen Burton.

Culture & Passions : Que t’inspire le titre « Sous la surface » ?

ONDES : C’est un titre que j’ai eu du mal à trouver. Mais à travers ce titre, je voulais évoquer à la fois tous les thèmes abordés dans ce projet mais aussi être le plus large possible. C’est un projet qui explore à la fois l’intime et l’extérieur, le superficiel et tout ce qui peut être sincère.

Comment définirais-tu ce nouvel EP comparé au premier EP L’amer ?

C’est un projet qui est plus pensé pour le live. Le premier EP, je l’avais surtout écrit par rapport à une rupture amoureuse que j’avais vécu. Avec ce nouveau projet, j’ai eu envie de faire de la musique à 100%. C’est aussi un EP beaucoup plus mûr où j’évoque des thèmes beaucoup plus profonds.

Quelques titres de l’EP comme Décor, Danserai Pas et Merde Immense avaient été dévoilés avant la sortie du projet. Comment ont-ils été accueillis ?

Très, très bien. Je les jouais déjà en live avant même de les sortir et ils marchaient très bien. Cela m’a permis de sentir si le public accrochait ou pas. J’ai eu aussi beaucoup de retours sur les thèmes qui étaient abordés. Décor, par exemple, parle de la virilité en tant qu’homme en 2026. Danserai Pas évoque le désir de tromper l’autre personne dans une relation amoureuse. Ce sont des thèmes assez profonds où le texte et la musique peuvent se suffire à eux-mêmes.

Tu as eu l’occasion de faire les premières parties de Laura Cahen, Orrage, Jive Me et Célia Wa, y’a-t-il des artistes avec lesquels tu aimerais collaborer ?

J’aimerais bien faire des feats avec des gens que je rencontrerais potentiellement et qui sont au même niveau que moi en termes d’émergence. Je peux citer des artistes comme Dajak, Claude, Sam Sauvage ou Zaho de Sagazan si on veut viser plus haut. Si on veut viser très très haut, je dirais Stromae. Ce sont des collabs qui me font rêver, tant par leur manière de parler et de communiquer à travers leurs chansons que par leur manière de faire de la musique.

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